mardi 5 juillet 2016

Bilan Mensuel Juin 2016

Bonjour à tous et à toutes !

Je vous retrouve aujourd'hui dans un article pour vous présenter mon bilan du mois de juin 2016. Entre révisions et examens, j'ai été un peu occupée à côté et je n'ai pas pu consacrer autant de temps que d'habitude à la lecture, mais compte tenu de tous ces facteurs, je suis plutôt contente de moi. J'ai donc lu 10 livres et 2 comics, pour 4536 pages.

Je vous mets également les liens vers mes chroniques écrites lorsqu'il y en a.



Lectures notées 1/5 : Lectures détestées
  • Le Pacte, de Karina Halle. Hugo. 354 pages. ICI

Lectures notées 2/5 : Lectures qui ne m'ont pas plu.
  • La Femme qui valait trois milliards, de Boris Dokmak. Le Ring & La Mécanique Générale. 759 pages. ICI

Lectures notées 3/5 : Lectures moyennes
  • Sous la même étoile, Trois coeurs à l'unisson, de Kelley York. PKJ. 285 pages. ICI

Lectures notées 3,5/5 : Lectures bonnes
  • Take a Chance, d'Abbi Glines. France Loisirs & JC Lattès. 331 pages. ICI
  • Saga, tomes 3 et 4, de Brian K. Vaughan et Fiona Staples. Urban Comics. 144 et 148 pages.

Lectures notées 4/5 : Très bonnes lectures
  • Et je danse, aussi, d'Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat. Fleuve & Pocket. 311 pages.
  • Les Coeurs Brisés, tome 2 : Les Invisibles, d'Amelia Kahaney. Robert Lafon, collection R. 398 pages. ICI
  • La Nuit des Temps, de René Barjavel. Pocket. 381 pages. L'avis de Lucie avec qui je l'ai lu en lecture commune est ICI !

Lectures notées 4,5/5 : Très très bonnes lectures
  • Coeur d'Acier tome 2 : Brasier, de Brandon Sanderson. Orbit et Le Livre de Poche. 474 pages. ICI

Lectures notées 5/5 : Coup de Coeur 
  • Le Cirque des rêves, d'Erin Morgenstern. Flammarion et Pocket. 559 pages. ICI
  • Là où tombent les anges, de Charlotte Bousquet. Gulf Stream collection Electrogène. 392 pages. ICI


C'est donc un bilan assez étrange pour ma part sur ce mois de juin. J'ai fait deux excellentes lectures en fin de mois mais j'ai également eu beaucoup plus de déceptions que d'habitude.

Je remercie les maisons d'éditions France Loisirs, Le Livre de Poche, PKJ, La Mécanique Générale, ainsi que le site Babelio pour les envois.


Et vous, qu'avez-vous lu ?


Là où tombent les Anges, Charlotte Bousquet

Titre : Là où tombent les Anges
Auteur : Charlotte Bousquet

Genre : Historique YA
Maison d'édition : Gulf Stream
Collection : Electrogène
Date de sortie : 3 septembre 2015
Nombre de pages : 392
Prix : 17€


"Un superbe livre historique, un récit poignant et fort sur la première guerre mondiale à travers la vie des femmes mais également le point de vue de soldats dans les tranchées."


Là où tombent les Anges est paru chez Gulf Stream dans la collection électrogène. C’est un roman qui me faisait envie depuis longtemps par tous les avis excellents que j’avais pu voir dessus. J’ai voulu m’y plonger sans trop en savoir pour pleinement apprécier ma découverte de l’histoire et de son auteur.

Le récit se passe essentiellement à Paris, entre 1912 et 1920. Nous y retrouvons Solange, une jeune femme de 17 ans dans les premières pages, qui décide de fuir sa campagne natale et son père qui la bat pour vivre sa vie rêvée à Paris, où son amie Lili est déjà partie.
Elle découvre alors le Paris de la fin des années folles et commence à travailler dans un grand magasin, où elle fait la rencontre de Clémence.

Peu à peu, chacune commence à construire sa vie : Lili part faire carrière en Amérique, Clémence tombe amoureuse de Pierre, et Solange se marie avec Robert Maximilien, bon parti mais dont elle n’est pas amoureuse et ne le sera jamais. Elle part alors vivre avec ce dernier chez sa tante Emma, une vieille femme aigrie. Entre celle-ci et Robert qui devient peu à peu de plus en violent et jaloux, Solange n’est pas heureuse.
Lorsque la première guerre mondiale éclate, et que les hommes sont mobilisés, elle y voit un soulagement et l’occasion de s’affranchir de son mari.

Le récit alterne entre un point de vue qui suit Solange, ce qu’elle consigne dans son journal, et de très nombreuses lettres, entre Solange et ses amies, mais également celles du front, avec les lettres de Marthe, qui s’est engagée comme infirmière, Lili lorsqu’elle décide de chanter pour les soldats, Robert qui ne s’en sert que pour demander des approvisionnements, mais surtout les magnifiques échanges entre Pierre et Clémence.

Pierre est un personnage que l’on ne connaît qu’à travers ses lettres mais c’est un personnage pour moi phare de ce roman, réel lien entre les femmes et les horreurs de la guerre. Ses lettres sont dotées d’une très belle plume mais décrivent les violences et difficultés du front avec une très grande précision, donnant un aspect réaliste impressionnant à ce roman.

“Parfois, je me sens comme un cadavre en sursis, et je suis tout étonné d’avoir survécu à une sortie où à une simple journée.
C’est pour ça, ma Clémence, que tes lettres et tes colis sont si importants : grâce à eux, je me rappelle qui je suis. Grâce à eux, je me rappelle notre vie, notre monde. Et tu ne peux pas savoir combien c’est important. Ça donne un sens à tout, même à ce qui n’en a pas. Comme à l’exécution du malheureux Constant, hier à l’aube. Constant n’avait pas vingt ans et il a été fusillé. Pourquoi ? Parce qu’il a craqué, parce qu’il n’en pouvait plus de tuer, parce qu’il se pissait dessus chaque fois que l’ordre était donné de monter à l’assaut, parce qu’il a voulu fuir un cauchemar éveillé.”

Ce travail historique est absolument remarquable, et renforcé par les extraits de presse d’époque, les faits réels et même le rôle de certains personnages historiques réels dans le récit.

Ce livre m’a captivée dès les premières pages, et j’ai eu beaucoup de mal à le lâcher. J’ai trouvé cela magnifique et très réussi de nous faire autant vivre l’histoire, et exactement comme Solange, on se retrouve malgré nous à espérer que Robert ne revienne jamais de la guerre, sans oser le formuler par égard pour toutes celles qui espèrent revoir leurs fils ou maris, et tout spécialement pour Pierre et Clémence.

Les personnages sont très soignés mais on retrouve presque chez tous un penchant pour le rêve malgré les horreurs de l’époque. Lili rêve de gloire et de reconnaissance, Solange rêve de liberté, autant d’expression que dans les gestes, Clémence et Pierre rêvent de vivre leur amour. J’ai également beaucoup apprécié le personnage de la tante Emma et tout ce qu’il a à nous dévoiler.

Ce récit superbe est profondément féministe. On y suit les histoires de jeunes femmes fortes, déterminées et travailleuses, dont la vie va se retrouver complètement bouleversée par la guerre. Solange n’est finalement pas la plus concernée car les revenus de son mari lui permettent de continuer à ne pas travailler, mais les conditions de travail difficiles et l’angoisse des autres personnages est palpable. Elle s'engage autrement, et se mets à écrire des articles pour les journaux, qui finiront refusés car trop "pessimistes", réalistes.

L’écriture de Charlotte Bousquet est superbe et très en phase avec son récit. Le style est très écrit et soigné, un peu à la manière des romans de l’époque, mais en même temps accessible, et destiné au plus grand nombre.

C’est pour moi un roman magnifique et une énorme réussite sur le plan historique de la part de l’auteur. Je ne peux que vous recommander ce roman prenant et qui change de l’ordinaire. J’ai déjà hâte de pouvoir me replonger dans les écrits de Charlotte Bousquet, que je suis ravie d’avoir pu découvrir.

☆ Ma note : 20/20



Le Cirque des Rêves, d'Erin Morgenstern


Titre : Le Cirque des rêves
Auteur : Erin Morgenstern

Genre : Contemporain Fantastique
Maison d'édition : Flammarion / Pocket
Date de sortie : 2012 / 2015 en poche
Nombre de pages : 559
Prix : 8,20€


"Un livre envoûtant, avec une histoire originale, très développée et une écriture sublime. Un petit bijou, un ovni littéraire, un coup de coeur."


Parler d’un coup de coeur est toujours quelque chose d’un peu spécial, d’un peu compliqué. Comment retranscrire ce que les pages d’un livre nous ont fait vivre…

Le cirque des rêves est à la fois l’un des romans les plus beaux, magiques et mystérieux que j’ai pu lire, entre rêve et mélancolie.

Nous y suivons l’histoire d’un cirque, théâtre d’un réel duel de magie aux enjeux énormes. Celia et Marco, deux illusionnistes préparés depuis l’enfance s’y affrontent, et s’y aiment.
Cette histoire est retracée suivant divers points de vue, permettant au lecteur de découvrir un spectacle complexe et détaillé, dont la richesse et le développement n’ont rien à envier à la plupart des romans aux mondes inventés.

On y suit nos deux protagonistes depuis l’enfance, avant le cirque, puis la création de celui-ci et son évolution sur plus de dix ans, mais également certains personnages secondaires, chacun ayant son rôle à jouer à un moment. Le récit est agrémenté d’extraits d’articles de presses sur le cirque écrits par des personnages même du roman, et entrecoupé de petits chapitres magnifiquements écrits, présentant le cirque sous un aspect plus proche de celui des visiteurs.

De mon côté, la magie a pleinement opéré. Ce livre est une réelle invitation aux rêves et à la poésie, aucune facilité n’est prise par l’auteur, qui arrive à nous surprendre tout au fil de l’histoire, et l’envoûtement opère.

“Tu pénètres dans une vaste cour lumineuse encerclée de chapiteaux. Des allées qui serpentent tout autour t’éloignent du centre, t’entraînant dans d’invisibles mystères constellés de lueur scintillantes.
Des vendeurs ambulants circulent parmi la foule qui t’entoure, offrants des raffraîchissements et des curiosités, des créations parfumées à la vanille, au miel, au chocolat ou à la cannelle.
Non loin, une contorsionniste au costume noir étincelant se tord sur une estrade, son corps plié dessinant d’impossibles figures.
Un jongleur lance très haut des globes noirs, blancs et argent, qui semblent planer un instant avant de retomber dans ses mains, sous les applaudissements des spectateurs fascinés.
Le tout baigne dans une lumière chattoyante qui émane d’un grand feu de joie brûlant au centre de la cour.”

“L’espace d’un instant, il a l’air si jeune qu’elle revoit l’enfant qu’il était, des années avant qu’elle ne le rencontre, quand ils étaient déjà liés mais encore si loin l’un de l’autre.”


N’oublions pas que ce réel ovni littéraire n’est que le premier roman de son auteur, qui je l’espère continuera sa lancée pour le plus grand plaisir de ses lecteurs, devenus rêveurs le temps d’un livre.

Ce livre a été une grosse surprise et une énorme réussite pour moi. C’est une histoire ensorcelante, à découvrir et à aimer. Le récit est très original, l’idée développée jusqu’au bout, l’écriture sublime, et l’ambiance qui s’en dégage magique. Il en ressort un gros coup de coeur de mon côté.

 Ma note : 20/20






samedi 2 juillet 2016

Take A Chance, d'Abbi Glines

Titre : Take A Chance
Auteur : Abbi Glines

Genre : Romance New Adult
Maison d'édition : JC Lattès &moi / France Loisirs Piment Rose
Date de sortie : mai 2015
Nombre de pages : 331
Prix : 12,50€
Prix France Loisirs : 9,99€


"Une jolie romance addictive, fraîche et forte en émotions malgré des personnages parfois un peu excessifs."



Paru initialement chez JC Lattès dans sa collection &moi en mai 2015, ce roman connaît une réédition actuellement chez France Loisirs, dans leur nouvelle collection Piment Rose.
C’est grâce à cette réédition et à mon partenariat avec France Loisirs que j’ai pour ma part pu le découvrir.

Take a Chance s’inscrit dans la série Rosemary Beach, grand cycle dans lequel on suit les aventures amoureuses de plusieurs jeunes couples. Après Blaire et Rush dans les 4 tomes “Désir Fatal”, en cours de parution chez J’ai lu pour elle, et Della et Woods dans “Perfection”, nous retrouvons donc cette fois-ci Harlow et Grant, dans le dyptique “Chance”. Rosemary Beach étant le quartier dans lequel les personnages habitent tous, et donc se croisent.
Toutes fois, si vous n’avez jamais lu les livres Rosemary Beach, sachez que cela ne pose aucun problème de démarrer avec Take A Chance, puisque c’est bien une nouvelle histoire avec des nouveaux personnages, certes croisés dans les tomes précédents, mais où ils n’avaient pas le rôle principal. J’ai pour ma part donc commencer ma découverte de l’auteur à travers ce tome-ci, et cela n’a aucunement entravé ma lecture.

On suit donc ici Harlow, la jeune fille sérieuse de Kiro, l’un des plus célèbres rockeurs, forcée d’aménager chez sa demi-soeur Nan dont la maison est payée par leur père commun. Les deux jeunes femmes ne s’entendent absolument pas et son tout bonnement l’opposée l’une de l’autre. Entre alors en jeu Grant, la conquête actuelle de Nan, dont Harlow va peu à peu se rapprocher.

Ce roman est construit autour des points de vue alternés de Grant et d’Harlow, ainsi qu’autour de deux périodes : celle actuelle et des flash back qui remontent environ 3 mois auparavant, lors de la première rencontre entre Harlow et Grant et leur première romance, écourtée par un événement dont Grant s’est mal remis.

De manière générale, j’ai beaucoup accroché au récit, que j’ai trouvé addictif, bien écrit, pas vulgaire, et j’ai également beaucoup accroché avec l’histoire familiale autour d’Harlow, j’espère donc que le hors-série “Kiro’s Emily” sera traduit en français afin que je puisse découvrir un peu plus l’aspect de Kiro que nous avons pu entrevoir ici.
Le personnage de Grant m’a quand à lui beaucoup plu dans ses passages “romantiques”.

En revanche, j’ai eu un peu de mal avec les réactions parfois excessives des deux personnages. Ils ont tous les deux des obstacles à franchir avant de pouvoir s’avouer leur amour et se lancer dans une relation sérieuse, et j’ai bien apprécié cet aspect “écorchés”, mais j’ai trouvé justement que compte tenu des difficultés surmontées ils avaient tendance à faire de certains détails des événements tragiques et amplifiés à l’excès, reculant parfois devant les problèmes, voire s’enfuyant carrément, et la période où ils sont tous les deux hésitant m’a un peu énervée du côté d’Harlow qui passe soudainement de petite fille sage à nana qui cherche à tout prix à énerver Grant sans réfléchir alors que les sentiments de ce dernier sont évidents.
L’impulsivité des personnages et leur parfois manque de réflexion est un aspect que l’on retrouve malheureusement assez régulièrement en new romance, et celle-ci n’y fait pas une exception.

Globalement, c’est donc une romance que j’ai trouvée addictive et qui m’a fait passé un bon moment mais sans être très originale, avec des personnages un peu trop impulsifs pour que je m’y attache complètement. Ce premier tome n’apporte en revanche pas une fin en soi, et la lecture du second, “One More Chance” est nécessaire pour boucler cette romance. Cette lecture m’a donné envie de poursuivre dans les écrits de l’auteur dont j’ai bien aimé la plume et l’aspect très prenant de ce récit qui m’a souvent mis la larme à l’oeil.         


☆ Ma note : 14/20




vendredi 1 juillet 2016

Sous la même étoile, Trois coeurs à l'unisson, de Kelley York


Titre : Sous la même étoile, Trois coeurs à l'unisson
Auteur : Kelley York

Genre : Contemporain YA
Maison d'édition : PKJ
Date de sortie : 16 juin 2016
Nombre de pages : 285
Prix : 17,90€


"Un bon concept de base mais des personnages masculins qui ne m'ont pas assez plu pour faire vivre le récit et quelques facilités qui m'ont gênée."



Ce livre est paru le 16 juin aux éditions PKJ. Je l’ai pour ma part reçu en service presse de la part de la maison d’édition, que je remercie.

On y suit l’histoire de Hunter et Ashlin, demis-frère et soeur, qui décident après leur bac de prendre une année sabbatique afin de la passer après de leur père, en convalescence d’un accident. Ils vont également retrouver Chance, un jeune adolescent et ami d’enfance, sur ce lieu de tous leurs étés. Mais assez rapidement, Ashlin comme Hunter vont commencer à développer des sentiments pour le mystérieux jeune homme, tout en se rendant compte que ce dernier cache quelques lourds secrets.

Arrivant exactement un an après le merveilleux Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers, de Benjamin Alire Saenz, avec le même style de couverture et quelques thèmes en commun, j’avais très hâte de découvrir ce livre, espérant un nouveau coup de coeur, et qui sait, à nouveau une place dans mon TOP 10 annuel.

Finalement, je suis ressortie de ma lecture un peu mitigée, et j’ai préféré laisser passer une semaine (de partiels!) avant de rédiger mon avis sur le livre.

Tout d’abord, je dois dire que j’ai été très prise par l’histoire, que j’ai trouvée entraînante et surprenante, ce qui a fait de ma lecture un agréable moment, et que j’ai beaucoup accroché avec le personnage d’Ashlin, la plus mature du trio.
J’aurais aimé voir davantage son point de vue, que je trouvais plus touchant et plus intéressant que celui de son demi-frère Hunter, jeune homme très partagé et hésitant (ce qui je dois l’avouer n’est pas vraiment un trait de caractère que j’apprécie de manière générale), même si la vision de celui-ci sur les événements aurait vraiment pu me toucher et porter le récit.

Hunter est à la base en couple avec Rachel depuis quelques temps, mais celle-ci est décrite de manière presque systématiquement négative (en dehors de son intelligence) et le passage où elle est présente montre une évidence sur les sentiments d’Hunter, enfin, évidence pour tous sauf pour lui.
J’ai trouvé que rendre Rachel détestable et contradictoire à ce point rendait le scénario un peu facile et du coup ne justifiait pas tant d’hésitation.

Le troisième personnage du trio, son pilier central, Chance, m’a quand à lui intriguée, et son histoire que l’on découvre au fil des pages m’a plu, mais je dois dire que je n’ai pas beaucoup apprécié son caractère, ce qui a beaucoup contribué à mon avis mitigé sur le livre. Tout comme avec Margo, dans La Face Cachée de Margo, de John Green, mon manque d’affection pour le personnage auquel tout se raccroche et qui est à l’origine même de l’histoire m’a empêché de vivre pleinement le roman.

Je trouve cela dommage que le thème de l’homosexualité n’ait pas été davantage creusé, je pense qu’il y avait vraiment de quoi faire, sur les interrogations d’Hunter, le regard d’Ashlin, de Rachel, de leur père, où de manière plus générale des villageois par exemple.

Malgré tout, j’ai bien aimé l’écriture de l’auteur et je pense que celle ci à beaucoup de potentiel pour rédiger des histoires touchantes sur le monde adolescent. Son prochain roman traduit en français est prévu à l’automne 2016 chez PKJ et j’ai hâte de voir ce dont il s’agira.

Globalement, ce livre m’a donc plutôt plu et entraînée, mais j’ai un peu l’impression d’être passée à côté, surtout en raison des personnages masculins auxquels je ne me suis pas attachée. Je ne garde pas de grands souvenirs de ma lecture même si elle m’a fait passer un bon moment sur le coup.

Ma note : 13/20



La Duologie Les Coeurs Brisés, d'Amélia Kahaney


Titre tome 1 : Les Coeurs Brisés
Tome 2 : Les Invisibles
Auteur : Amelia Kahaney

Genre : Young Adult / Superhéros
Maison d'édition : Robert Lafon, Collection R
Date de sortie : 12/02 & 15/11 2015
Nombre de pages : 456 & 398
Prix : 17€90 par tome


"Une duologie visuelle et immersive qui a su me surprendre et m'entraîner, faisant souffler un vent de justice dans mes lectures."





L’histoire prend place dans la ville de Bedlam, séparée entre Bedlam Nord, riche et opulent, et Bedlam Sud, pauvre et empli de trafics et mafias en tous genres.
C’est dans ce contexte que nous retrouvons Anthem, la jeune fille du plus riche constructeur immobilier de Bedlam Nord. Un soir, avec sa meilleure amie Zarha, elle décide de partir s’encanailler et se rends à une soirée dans les quartiers sud, où elle fait la rencontre d’un jeune homme, Gavin, dont elle tombe vite amoureuse. A partir de là, tout va dégénérer, et Anthem… va mourir. Mais provisoirement. Sa route va croiser celle d’une ancienne chirurgienne, Jax, qui va lui offrir un nouveau coeur, qui bat beaucoup plus vite que la normale, et va lui conférer des capacités hors normes. Armée de ses nouveaux pouvoirs, Anthem souhaite tout d’abord se venger personnellement, avant de se découvrir l’âme d’une justicière.
Dans le tome 2, sans vous spoiler, Anthem va cette fois-ci faire face aux Invisibles, une forme de groupe terroriste qui sème la panique à travers des vidéos, enlèvements et demandes de rançons.

Anthem est vraiment celle qui m’a fait autant aimer cette histoire. Cette jeune femme est attachante et nous pouvons tous nous retrouver quelque part en elle, et ce dès les premières pages. Son père est certes le plus riche promoteur immobilier, Anthem n’en reste pas moins une adolescente avec ses problèmes. Elle se donne corps et âme dans la danse classique en rêvant d’intégrer un corps de ballet mais se heurte à la difficulté de l’entreprise, sa mère est sous anti-dépresseurs depuis la mort de sa fille (l’aînée d’Anthem) dont elle n’a jamais fait le deuil, ses relations avec son père ne sont pas très bonnes et elle est enfermée dans un couple “arrangé” qu’elle n’apprécie pas.

Lorsqu’elle rencontre Gavin, elle se sent renaître et découvre une autre vie, loin des codes de bonne conduite et autres galas de charité auxquels elle n’a jamais accroché, mais à quel prix ?
Un peu plus tard, avec la découverte de ses pouvoirs et l’adoration qui naît dans la ville pour la justicière masquée, le “Nouvel Espoir”, notre héroïne prends encore une autre tournure et se révèle certes empreinte d’un gros désir de vengeance mais également justicière dans l’âme. C’est une jeune femme forte et qui donne une belle image d’elle, alors que les autres personnages féminins de Bedlam Nord apparaissent très enfermés dans leurs codes et très effacés.
Les émotions d’Anthem sont très bien décrites et le récit nous plonge directement dans ses pensées, bonnes ou mauvaises, éloignant le récit d'une facilité manichéenne.

Les personnages secondaires sont également très développés et ne sont pas en reste, avec chacun leur part d’importance dans l’histoire. J’ai adoré le personnage de Jax, la chirurgienne, celui de Gavin puis celui de Ford, tout comme les personnages plus néfastes.

Cette série m’a également touchée à travers un autre élément, qui m’a beaucoup surprise, dans le second tome. Comme je vous disais, la ville sombre alors entre les mains des terroristes, mais la mère d’Anthem (personnage très effacé et plongé dans ses médicaments), dit une réplique au combien juste et qui a fait écho avec les tristes actualités : “Soit. Je me refuse à vivre dans la terreur. Si l’on cède au terrorisme, ils ont déjà gagné.”. Que ce soit à l’intérieur ou hors contexte, je ne peux qu’adhérer.

Le récit se termine sur une jolie scène qui conclu très bien la série sans être ni prévisible si à l'eau de rose, le travail est donc très bien fait, de bout en bout.

C’est une série que j’ai trouvée très rythmée, pleine de surprises et également très visuelle. Les droits d’adaptations ont été achetés il y a quelques temps par Charlize Theron, et j’ai hâte de voir ce qu’elle pourra en faire. Pour l’instant, il n’y a en revanche pas d’informations supplémentaires.

Je vous recommande cette duologie si vous avez soif d’action, de rebondissements, et que vous voulez sentir un vent de justice dans vos lectures.      

 Ma note : 16/20




mercredi 15 juin 2016

La Femme qui valait trois milliards, de Boris Dokmak

Titre : La Femme qui valait 3 milliards
Auteur : Boris Dokmak

Genre : Thriller
Maison d'édition : Ring / La Mécanique Générale
Date de sortie : 2013 / 2016 (poche)
Nombre de pages : 759
Prix : 9€90


"Un thriller français avec une bonne enquête de base, mais trop de points de vue, de lieux et d'époques différents sont emmêles et ont rendu ma lecture difficile."




J’ai reçu ce livre dans le cadre d’une masse critique organisée par le site Babelio, que je remercie.
Ce livre est paru en 2013 aux éditions du Ring et le 17 février 2016 en format poche à La Mécanique Générale.


Nous retrouvons dans ce thriller français plusieurs affaires et points de vues, qui, comme bien souvent, vont peu à peu venir s’articuler entre eux.
Tout d’abord, nous suivons le lieutenant Borluut en 2022, dans sa ville de Bruges (en Belgique, donc), où il doit faire face à un très mystérieux meurtre : une jeune femme a été retrouvée assassinée de manière violente dans un vieil hôtel, le tout avec une mise en scène très soulignée, qui intrigue la police.
En parallèle, nous retrouvons au début du roman un homme bien alcoolisé, Almayer, qui dérive sur son bateau sur la mer d’Oman.
Le troisième élément présent dès les premières pages est constitué d’extraits paru dans un journal américain à la mémoire de la disparition de la starlette Paris Hilton, survenue 10 ans auparavant.


A ces trois points de vues récurrents dans le roman viennent s’ajouter encore plusieurs autres, qui prennent place de 1970 à 2024 environ, et dans la moitié des pays de la planète : rapports de police, extraits d’écoutes ou de journaux intimes, passages où l’on suit des personnages secondaires, …


Comme vous l’aurez peut être compris, c’est pour moi certes la particularité du roman, mais également son gros point négatif. J’ai trouvé l’ensemble trop brouillon et trop désorganisé pour permettre une lecture fluide, et à trop vouloir donner de détails et d’informations plus ou moins utiles au déroulement des déjà nombreuses enquêtes, l’auteur m’a un peu perdue.


J’ai pris du temps à entrer dans l’histoire, et au moment où l’on a enfin des avancées sur le meurtre de Bruges (de loin la part la plus intéressante de l’histoire d’après moi), Boris Dokmak nous emmène à nouveau dans 36 tergiversations et très longs passages qui d’après moi ne font pas avancer l’histoire.
Je pense que j'aurais davantage pu apprécier l'histoire avec 250 pages en moins (récupérées au fil des longueurs), rappelons tout de même que le livre en fait presque 760, ce qui n'est du coup pas très encourageant quand le début est déjà lent et confus.


Malgré ce gros point négatif pour moi, qui a rendu ma lecture assez lente jusqu'à ce que je me décide à lire en diagonale les passages que je trouvais trop lents ou peu intéressants, je dois avouer que ce roman n'est pas exempt de qualités, justifiants les nombreuses très bonnes critiques de presse que j'avais pu lire à son sujet !
Tout d'abord, le style d'écriture même de l'auteur m'a plu, ainsi que sa manière de décrire et de donner vie à ses personnages, bien qu'un peu trop nombreux et aux noms parfois proches (pour ne rien arranger à la confusion générale qui ressort pour moi de ce livre).
Mais surtout, je dois dire que j'ai vraiment apprécié l'enquête centrale, que j'ai trouvée originale et que j'aurais pris plaisir à découvrir dans un livre plus épuré.



Le bilan, comme vous vous en doutez, est donc pour moi assez mitigé, et je reste partagée entre l'enquête centrale qui m'a plu et tout ce qui vient s'articuler autour : à trop vouloir en faire, Boris Dokmak m'a quelque peu perdue.


☆ Ma note : 9/20